Comment être Gay en Jésus-Christ: pour une apologétique queer (VF avec définitions)

Nous sortons d’un long processus d’interaction - et d’incompréhension mutuelle - entre le christianisme et l’homosexualité1a, qui n’est malgré tout pas tant du fait d’une conception bibliquement erronée en soi; il s’agit, plutôt, d’un problème propre à la nature de l’Ancien Testament, voire au processus de rédaction biblique en tant que tel. Une explication de type anthropologique ainsi qu’une réflexion sur la notion de théopneustie2 feraient alors mieux l’affaire pour y répondre que toute forme de jugement religieux ou moral. En revanche, cet article souhaite juger de la problématique de la pédérastie1b dans une attitude ouvertement et strictement religieuse, et au nom de Jésus-Christ, notre Seigneur.

 

 

Tandis que la question de l’homosexualité semblait avoir été jusqu'ici abordée négativement par l’acception canonique des Saintes Écritures, la question de la pédérastie n’a, elle, de son côté, pas vraiment été envisagée, ni directement considérée en tant que telle par les mêmes Saintes Écritures. L’histoire de David et Jonathan commence par donner l’impression d’y répondre, sans pour autant pénétrer le sujet même de la relation privée qu’ils entretiennent, ou, pour utiliser une expression plus théologique, de leur relation de chair. Nous aurons ainsi l’occasion de répondre à cette question particulière de la pédérastie au travers, premièrement, de ses angles bibliques les plus dérangeants, avant que d’exécuter un retour sur le conte de David et Jonathan en tant que conclusion idéale à notre réflexion.

 

 

 

La recherche suivante peut être ainsi résumée:

  • La problématique de Lévitique 18 : 22, premièrement. Le verset 18 : 22 du Lévitique ayant été la base usuelle des condamnations vétérotestamentaires de l’homosexualité en histoire de la rédaction, elle sera donc comprise de manière paradigmatique et nous y répondrons, ainsi, d’une seule fois.
  • Le modèle d’Adam et Ève en tant que base de l’anthropologie juive & les conséquences du Péché Originel.
  • La doctrine chrétienne en tant que telle: la théologie paulinienne du mariage & les restrictions morales qui en résultent pour les gays, les femmes, et les enfants.
  • Conclusion : David et Jonathan, une histoire d’amour.

 

 

 

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Amour sacré et Amour profane par Giovanni Baglione, 1602.

En voici la version protestante, exposée à la Gemäldegalerie de Berlin.

 

 

  

 

  1. Lévitique 18 :22

 

Citation : « Tu ne coucheras point avec un homme comme on couche avec une femme: c’est une abomination. »

 

Version originale : « :וְאֶ֨ת־זָכָ֔ר לֹ֥א תִשְׁכַּ֖ב מִשְׁכְּבֵ֣י אִשָּׁ֑ה תּוֹעֵבָ֖ה הִֽוא »

 

 

Ainsi que nous pouvons clairement le constater ici, cette phrase est une sentence contre la féminisation de l’homme, compris ici sous le terme « homme » (les transsexuels et intersexuels ne sont pas entièrement concernés).

 

La phrase en question peut en effet être comprise de deux manières différentes et incompatibles entre elles: la version la plus respectée, ce qui ne sera pas le cas ici, est qu’un homme ne doit nourrir aucune forme de rapport sexuel avec un autre homme. C’est là cependant une interprétation biaisée, chose due au manque de précision quant à l’usage des termes spécifiques qui sont utilisés ici. Le contexte sociohistorique de rédaction pourra éventuellement expliquer certains phénomènes plus loin dans cet article mais il est, pour une compréhension simplement littérale, inutile. Le fait est que la traduction de sens la plus directe et précise que l’on puisse accorder à cette phrase est simplement la suivante: Tu ne dois pas coucher avec un homme seulement/uniquement comme on couche avec une femme.

 

Nous pouvons néanmoins vérifier la possible validité de cette interprétation via un examen de la terminologie directement en hébreu, afin de nous aider dans notre interprétation des Écritures Saintes, et sous la conduite du Saint-Esprit. Les standards hébraïques de l’Université de Genève peuvent ainsi être appliqués tel qu’il suit ici concernant la translittération:

 

"We'aet zâchâr lô tishekav mishekav mishekevê 'isshâ(h) tô'evâ(h) hiw'."

 

Ce qui signifie, plus précisément :

 

« (Et) avec (un) homme (devoir) ne pas coucher comme avec (une) femme ; (c’est) là un acte de haine. »

 

 

L’acte de haine doit ainsi être compris uniquement comme étant le fait de coucher avec des hommes comme avec des femmes, point final. Cela n’inclut pas, en réalité, l’acte sexuel entre mâles cisgenres compris comme tels entre eux; mais cela condamne, justement, et au contraire, le fait d’avoir des rapports sexuels entre mâles cisgenres de la même manière qu’avec des femmes transgenres, ainsi qu’il en serait, de même, avec des femmes.

 

  1. Adam et Ève

 

 

Adam et Ève sont un couple. Ils sont les deux hétérosexuels, et cisgenres – le Jardin d’Éden n’ayant pas d’autres partenaires disponibles d’une part, tandis qu’ils vivent une attraction sexuelle naturelle l’un envers l’autre, d’autre part. Ils incarnent ainsi l’identité morale parfaite pour une structure familiale, du moins selon l’anthropologie juive. Considérant, quoiqu’il en soit, que le terme « anthropologie » revêt ici tant son sens d’un point de vue scientifique que d’un point de vue religieux, nous devons alors reconnaitre qu’il doit exister aussi d’autres anthropologies scientifiques pour être compatibles à notre anthropologie religieuse, sachant qu’il existe de nombreuses civilisations, et un seul Dieu de Miséricorde. Nous verrons cela plus tard, cependant, car nous devons d’abord jeter un coup d’œil dans les implications théoriques du Péché Originel.

 

Si il est certes vrai qu’Adam et Ève représentent de toute manière clairement le type parfait d’une combinaison entre sexe et genre, nous nous devons aussi de reconnaître objectivement que c’est ce modèle de perfection débordante qui nous a poussés dans la condition humaine du Péché Originel et, ce chemin faisant, dans une forme pervertie de la Création qui doit ainsi nécessairement inclure quelque adaptation pour nous maintenir génétiquement; mais, aussi, pour nous élever au travers de l’amour platonique – qui est universel. Comme cela n’est cependant pas suffisant lorsqu’il s’agit d’une quelconque forme d’amour corporel, nous devons traiter l’amour fraternel et lesbien de la même manière que l’amour hétérosexuel – en outre, des formes d’amour qui ne surviennent cependant pas entre de vrais frères et sœurs de sang (pratique incestueuse s’il en est), mais selon une parenté spirituelle – voir : Visions du Martyr Queer, de John Henry Newman à Derek Jarman, Dominic Janes, PhD, 2015.

 

Pour le dire au plus clairement: nous avons un droit de nous aimer les uns les autres autant que l’on veut et selon notre bon plaisir, aussi longtemps que cela ne vient pas à contredire l’amour subliminal entre Adam, et Ève ; ou Ève, et Adam – et les deux symétriques de cet énoncé de noms propres ne se contredisent pas, n’est-ce pas ?

 

Repassons-donc ainsi à de l’anthropologie classique. Le rejet de l’homosexualité dans l’Ancien Testament doit être replacé dans son contexte Mésopotamien: en tant que société agraire et sédentaire, mais aussi et surtout pacifique, basée sur le commerce, les récoltes et l’élevage de petit bétail, elle construit nécessairement ses substructures liées aux représentations de déviances sexuelles selon le fait que celles-ci sont celles qui ne suivent pas des approches productivistes – tandis que, d’une autre manière, d’autre types de sociétés basent leurs substructures vertueuses sur les mêmes pseudo-déviances; par exemple la pédérastie, et ses processus de réflexion.

 

Ce dernier cas est celui qui intervient généralement dans des sociétés pastorales, de type guerrières et stoïciennes, ceci incluant celles qui se concentrent sur la Bassin Méditerranéen… tels les marins! C’est d’ailleurs un fait connu que les Juifs n’aimaient pas particulièrement leurs voisins Phéniciens, et les Phéniciens étaient… des marins! La problématique théologique de la pédérastie phénicienne semble donc plutôt être, en l’occurrence, une question de ragots autour de leurs pratiques cultuelles sous l’égide de la déesse Ishtar qu’une question réellement sérieuseA. La question d’Israël et des Nations dans la Bible peut ainsi trouver une réponse sur ce sujet par: il existe un modèle babylonien de la pédérastie3a, qui est heureusement interdit; mais il existait aussi un modèle grec3b – voir : Homosexualité et Initiation chez les Peuples Indo-Européens, Bernard Sergent, 1996… ne devrions-nous donc pas ainsi en appeler à un « choc des civilisations » dans le but que le meilleur d’elles-mêmes parvienne au sommet?

 

 

  1. La doctrine chrétienne en tant que telle: la théologie paulinienne du mariage et ses restrictions morales

 

Comme nous le savons probablement déjà, nous avons, en tant que chrétiens, à croire d’autant plus à certains passages bibliques qu’à d’autres: c’est en particulier le cas concernant les Dix Commandements (Décalogue) ainsi que le Nouveau Testament (incluant Actes et Épîtres); les références réalisées par Jésus-Christ dans ses prêches à l’Ancien Testament étant principalement des références faites au Livre des Psaumes, nous pouvons aussi retenir celui-ci comme représentant, déjà, de la doctrine chrétienne au sens strict. Notre première conclusion à propos de la manière dont les hommes et femmes gays devraient s’entre-aimer se trouve dans le second commandement: « Tu aimeras ton prochain comme toi-même. »; mais cela n’appelle pas à beaucoup de restrictions morales à ce stade, n’est-ce pas. Nous allons ainsi consulter Saint Paul afin de trouver la salvation, queer ou non. 

 

 

 

Citations tirées de la Bible de Louis Segond

 

 

 a) Lettre aux Romains 1 : 26-31

 

« C'est pourquoi Dieu les a livrés à des passions infâmes: car leurs femmes ont changé l'usage naturel en celui qui est contre nature; et de même les hommes, abandonnant l'usage naturel de la femme, se sont enflammés dans leurs désirs les uns pour les autres, commettant homme avec homme des choses infâmes, et recevant en eux-mêmes le salaire que méritait leur égarement. Comme ils ne se sont pas souciés de connaître Dieu, Dieu les a livrés à leur sens réprouvé, pour commettre des choses indignes, tant remplis de toute espèce d'injustice, de méchanceté, de cupidité, de malice; pleins d'envie, de meurtre, de querelle, de ruse, de malignité; rapporteurs, médisants, impies, arrogants, hautains, fanfarons, ingénieux au mal, rebelles à leurs parents, dépourvus d'intelligence, de loyauté, d'affection naturelle, de miséricorde. »

Nous pouvons constater ici les résultats du problème analysé en (1) – la luxure (sous le terme de « désir (enflammé) », lust en anglais), qui résulte en différentes dénominations ensuite.

 

 b) 1èrelettre aux Corinthiens 6 : 9-11

 

« Ne savez-vous pas que les injustes n'hériteront point le royaume de Dieu? Ne vous y trompez pas: ni les impudiques, ni les idolâtres, ni les adultères, ni les efféminés, ni les infâmes, ni les voleurs, ni les cupides, ni les ivrognes, ni les outrageux, ni les ravisseurs, n'hériteront le royaume de Dieu. Et c'est là ce que vous étiez, quelques-uns de vous. Mais vous avez été lavés, mais vous avez été sanctifiés, mais vous avez été justifiés au nom du Seigneur Jésus-Christ, et par l'Esprit de notre Dieu. »

 

Nous ne pouvons aussi que constater ici une série d’attitudes qui résultent du problème vu en (1); il ne faut en outre pas confondre le terme « efféminé » avec la féminité naturelle des jeunes hommes, que nous pourrons mieux nommer ici queeritude.

 

 

 c) 1èrelettre aux Corinthiens 6 : 16-20

 

 

« Ne savez-vous pas que celui qui s'attache à la prostituée est un seul corps avec elle? Car, est-il dit, les deux deviendront une seule chair. Mais celui qui s'attache au Seigneur est avec lui un seul esprit. Fuyez l'impudicité. Quelque autre péché qu'un homme commette, ce péché est hors du corps; mais celui qui se livre à l'impudicité pèche contre son propre corps. Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous, que vous avez reçu de Dieu, et que vous ne vous appartenez point à vous-mêmes? Car vous avez été rachetés à un grand prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps et dans votre esprit, qui appartiennent à Dieu. »

 

Nous touchons ici à une autre question, qui sera néanmoins liée à nos problématiques: la question de la prostitution. Nous y reviendrons, plus précisément, après la fin des citations.

 

 

 d) 1èrelettre à Timothée 1 : 8-11

  

 

« Nous n'ignorons pas que la loi est bonne, pourvu qu'on en fasse un usage légitime, sachant bien que la loi n'est pas faite pour le juste, mais pour les méchants et les rebelles, les impies et les pécheurs, les irréligieux et les profanes, les parricides, les meurtriers, les impudiques, les infâmes, les voleurs d'hommes, les menteurs, les parjures, et tout ce qui est contraire à la saine doctrine, - conformément à l'Évangile de la gloire du Dieu bienheureux, Évangile qui m'a été confié. »

 

Nous entendons encore parler ici de prostitution – elle est en effet exprimée au travers du concept biblique d’impudicité(le tout étant lié par le terme commun de porneia).

 

 

 e) Lettre aux Hébreux 13 : 4

 

 

« Que le mariage soit honoré de tous, et le lit conjugal exempt de souillure, car Dieu jugera les impudiques et les adultères. »

 

Nous voyons, enfin, le problème qui concerne les relations sexuelles d’hommes mariés avec d’autres femmes, tout comme avec des femmes transgenres

 

 

Ce que nous devons premièrement faire concernant Saint Paul est de saisir « d’où » est-ce qu’il nous parle. En tant qu’ancien Pharisien qui se convertit au christianisme lors de son Chemin vers Damas, Paul était néanmoins très fier, en effet, de montrer encore et toujours sa judéité – cela est d’autant plus pertinent lorsqu’on en vient à comprendre sa résistance contre la culture païenne avec laquelle il échangeait, suite à son envoi vers elle par la première réunion missionnaire de l’Église à Jérusalem. Sa considération principale était d’affirmer que certes, il est parfait de pouvoir vivre en couple en tant qu’un homme et une femme engendrant ainsi une descendance, mais que le célibat était, aussi, le modèle d’excellence pour un « vrai de vrai » - et Paul était, ainsi qu’il l’affirmait, ce genre de « vrai de vrai ». Mais il n’était aussi pas non plus très ouvert aux traditions du monde païen, et ce serait une possibilité tragique que, de par le fait de condamner l’homosexualité, il en vint à simplement jeter le bébé avec l’eau du bain… de l’idolâtrie.

 

 

Ce dont nous devons nous rendre compte ensuite est que la pédérastie grecque était aussi un modèle de célibat pour vrais de vrais; ainsi l’était-ce dans le but d’être une leçon de philosophie existentielle & d’apprentissage civique de la liberté pour les citoyens de la Grèce Ancienne (voir : Homosexualité Grecque, Sir Kenneth Dover, Harvard University Press, 1978), auxquels Paul n’appartenait pas. Il n’essaya d’ailleurs pas vraiment d’en être du fait qu’il était trop fier de son héritage juif, et ce de telle sorte que cette tradition partagée de l’homosexualité entre Phéniciens et Grecs le mettait fort mal à l’aise (ainsi que vu sous 2.)!

 

 

C’est ainsi que des restrictions morales doivent alors entrer en jeu dans le but de résoudre un problème immoral auquel nous faisons face en tant que civilisation à cause d’une attitude trop portée sur le jugement, concernant un type libre et (sur)naturel de désirs (que nous partageons enfin avec tous les mammifères): le problème ne concerne ainsi pas les relations entre mâles (cisgenres), qui d’ailleurs aident même les hommes dans leur relation aux femmes. Le problème est: la prostitution.

 

 

La prostitution masculine provoque de fait les mêmes dommages à l’âme que la prostitution féminine: pourquoi? Parce que les rôles y sont les mêmes: ainsi en effet que le considéraient les Anciens Grecs, la question pour les vrais hommes n’est pas tant à analyser comme une histoire de bipolarité homme/femme, qu’à l’aune d’une rhétorique actif/passif. Nous ne pourrions le prouver dans de pires conditions, mais, et ainsi que nous connaissons la manière dont les choses s’emboîtent en considérant les citations c) et d), la prostitution ouvre la porte à des jeux vicieux, qui appellent à se terminer dans le viol – ou même, la scatophilie; alors que la pédophilie & la bestialité, de leur côté, sont le danger de syllogismes pédérastiques pathologiques, ce qui est la raison pour laquelle l’éphébophilie4 et l’humanisme sont la limite morale préférentielle de la pédérastie.

 

 

C’est pourquoi l’amour fraternel et lesbien doit être approuvé en tant qu’attitude de soutien à l’institution maritale, et spécifiquement en tant que modèle de vertueux célibat – tandis que la prostitution, le viol, la scatophilie, la zoophilie et la pédophilie doivent être tout autant réprouvé, et considéré comme étant simplement l’inverse de l’amour, dans toutes ses combinaisons – et dans toute sa liberté, d’aussi, pouvoir se marier. Sodome et Gomorrhe restent un contre-exemple dans cette conception, car nous pouvions hélas y voir que les hommes s'y traitaient comme des prostituées, si violemment, qu’ils perdirent le contrôle d’eux-mêmes au travers de la luxure, et si exagérément, qu’ils en vinrent à s’en prendre à leurs tendres & bien-aimés – voir : Salò, ou les 120 Jours de Sodome, Pier Paolo Pasolini, 1975. Ce qui explique pourquoi Dieu les réduisit tous tout autant qu'ils étaient à la destruction absolue via une pluie de feu et de comètes!

 

 

 

 

Le « Génie aux Fleurs » du Musée Guimet, IVe-Ve ss. après Jésus-Christ.

En tant qu’artefact issu du royaume du Gandhara, ce génie homoérotique incarne la culture hellénistique dont la koïnè fut issue suite aux conquêtes d’Alexandre le Grand.

 

 

 

  1. L’histoire de David et Jonathan : narration, moralité ainsi qu’une conclusion générale, soupesée et personnelle.

 

 

Nous pouvons maintenant parvenir à la sublime histoire de David et Jonathan; nous allons la commencer, premièrement, avec la présentation du personnage biblique de David, entier et par lui-même, au travers de la célèbre histoire de David et Goliath – en 1Samuel, 17:

 

 

 

Citation tirée de la Bible Segond 21 – Société Biblique de Genève

 

 

 

« 17 Les Philistins réunirent leurs troupes pour faire la guerre et ils se rassemblèrent à Soco, ville qui appartient à Juda. Ils installèrent leur camp entre Soco et Azéka, à Ephès-Dammim. 2 Saül et les hommes d'Israël se rassemblèrent aussi. Ils installèrent leur camp dans la vallée d'Ela et ils se rangèrent en ordre de bataille contre les Philistins. 3 Les Philistins se tenaient sur une montagne, et Israël sur celle d'en face: la vallée les séparait. 4 Un homme sortit alors du camp des Philistins et s'avança entre les deux armées. Il s'appelait Goliath, venait de Gath et mesurait environ 3 mètres.
5 Il avait sur la tête un casque en bronze et il portait une cuirasse à écailles en bronze qui pesait près de 60 kilos.
6 Il avait des jambières en bronze et tenait un javelot en bronze en bandoulière.
7 Le bois de sa lance avait la grosseur d'un cylindre de métier à tisser, et la lance, en fer, pesait 7 kilos. Celui qui portait son bouclier marchait devant lui.
8 Le Philistin s'arrêta et s'adressa aux troupes d'Israël rangées en ordre de bataille. Il leur cria: «Pourquoi sortez-vous pour vous ranger en ordre de bataille? Ne suis-je pas le Philistin et n'êtes-vous pas des esclaves de Saül? Choisissez un homme qui descende contre moi! 9 S'il peut me battre et qu'il me tue, nous serons vos esclaves. Mais si je l'emporte sur lui et que je le tue, vous serez nos esclaves et vous nous servirez.» 10 Le Philistin dit encore: «Je jette aujourd'hui un défi à l'armée d'Israël: donnez-moi un homme, pour que nous nous battions ensemble!» 11 En entendant ces paroles du Philistin, Saül et tout Israël furent effrayés et remplis de peur. 12 Or David était le fils de l'Ephratien de Bethléhem en Juda nommé Isaï qui avait huit fils. A l'époque de Saül, cet homme était vieux, d'un âge avancé.
13 Les trois fils aînés d'Isaï avaient suivi Saül à la guerre. Voici le nom de ses trois fils partis pour la guerre: Eliab, l'aîné, Abinadab le deuxième et Shamma, le troisième. 14David était le plus jeune, et les trois aînés avaient suivi Saül.
15 Quant à David, il faisait le va-et-vient, quittant Saül pour garder les brebis de son père à Bethléhem.
16 Le Philistin s'avançait matin et soir, et il se présenta ainsi pendant 40 jours. 17 Isaï dit à son fils David: «Prends pour tes frères cette mesure de grain rôti et ces 10 pains, et cours au camp vers tes frères.
18 Porte aussi ces 10 fromages au chef de leur millier. Tu verras si tes frères se portent bien et tu m'en apporteras une preuve de leur part. 19 Ils sont avec Saül et tous les hommes d'Israël dans la vallée d'Ela, et ils font la guerre aux Philistins.» 20 David se leva de bon matin. Il laissa les brebis à un gardien, prit ses affaires et partit, comme Isaï le lui avait ordonné. Lorsqu'il arriva au camp, l'armée était en marche pour se ranger en ordre de bataille et poussait des cris de guerre. 21 Les Israélites et les Philistins se mirent en ordre de bataille, armée contre armée.
22 David confia les affaires qu'il transportait au gardien du matériel et courut vers les rangs de l'armée. Aussitôt arrivé, il demanda à ses frères comment ils allaient. 23 Il était en train de parler avec eux lorsque le Philistin de Gath appelé Goliath s'avança entre les deux armées, hors des rangs des Philistins. Il tint les mêmes discours que les autres fois et David les entendit. 24 A la vue de cet homme, tous les Israélites prirent la fuite et furent remplis de peur.
25 Chacun disait: «Avez-vous vu s'avancer cet homme? C'est pour jeter un défi à Israël qu'il s'est avancé! Si quelqu'un le tue, le roi le comblera de richesses, il lui donnera sa fille et libérera sa famille de tout impôt en Israël.»
26 David demanda aux hommes qui se trouvaient près de lui: «Que fera-t-on pour celui qui tuera ce Philistin et qui écartera la honte d'Israël? Qui est donc ce Philistin, cet incirconcis, pour insulter l'armée du Dieu vivant?» 27 Le peuple répéta les mêmes choses en précisant: «Voilà comment l'on agira pour celui qui le tuera.» 28 Eliab, le frère aîné de David, l'avait entendu parler à ces hommes, et il fut enflammé de colère contre lui. Il dit: «Pourquoi es-tu descendu ici et à qui as-tu laissé ton petit troupeau dans le désert? Je connais ton orgueil et la méchanceté de ton coeur. C'est pour voir la bataille que tu es descendu.» 29 David répondit: «Qu'ai-je donc fait? N'ai-je pas le droit de m'exprimer?»
30 Il se détourna de lui pour s'adresser à un autre et posa les mêmes questions. Le peuple lui répondit comme la première fois. 31 Après avoir entendu les paroles prononcées par David, on les répéta à Saül, qui le fit venir.
32 David dit à Saül: «Que personne ne se décourage à cause de ce Philistin! Moi, ton serviteur, j'irai me battre contre lui.»
33 Saül dit à David: «Tu ne peux pas aller te battre contre ce Philistin. Tu n'es qu'un enfant, alors que lui, il est un homme de guerre depuis sa jeunesse.» 34 David dit à Saül: «Ton serviteur gardait les brebis de son père. Quand un lion ou un ours venait pour en enlever une du troupeau, 35 je courais après lui, je le frappais et j'arrachais la brebis de sa gueule. S'il m'attaquait, je l'attrapais par la gorge, je le frappais et je le tuais.
36 C'est ainsi que ton serviteur a frappé le lion et l'ours, et ce sera aussi le sort du Philistin, de cet incirconcis, car il a insulté l'armée du Dieu vivant.»
37 David ajouta: «L'Eternel m'a délivré de la griffe du lion et de la patte de l'ours, et il me délivrera aussi de ce Philistin.» Saül dit à David: «Vas-y donc et que l'Eternel soit avec toi!»
38 Saül fit enfiler sa tenue à David. Il plaça sur sa tête un casque en bronze et le revêtit d'une cuirasse. 39 David mit l'épée de Saül par-dessus ses habits et voulut marcher, car il n'avait encore jamais essayé, mais il dit à Saül: «Je ne peux pas marcher avec cette armure, je n'y suis pas habitué.» Et il s'en débarrassa. 40 Il prit en main son bâton, puis il choisit dans le torrent cinq pierres lisses et les mit dans sa gibecière de berger et dans sa poche. Enfin, sa fronde à la main, il s'avança contre le Philistin. 41 Le Philistin s'approcha peu à peu de David, et l'homme qui portait son bouclier marchait devant lui. 42 Le Philistin regarda David et, lorsqu'il l'aperçut, il le méprisa, car il ne vit en lui qu'un enfant roux à la belle apparence.
43 Le Philistin dit à David: «Suis-je un chien, pour que tu viennes à moi avec des bâtons?» Après l'avoir maudit par ses dieux, 44 il ajouta: «Viens vers moi, que je donne ta chair à manger aux oiseaux du ciel et aux bêtes des champs!» 45 David dit au Philistin: «Tu marches contre moi avec l'épée, la lance et le javelot; moi, je marche contre toi au nom de l'Eternel, le maître de l'univers, au nom du Dieu de l'armée d'Israël que tu as insultée.
46 Aujourd'hui l'Eternel va te livrer entre mes mains. Je t'abattrai et je te couperai la tête. Aujourd'hui je vais donner les cadavres du camp des Philistins aux oiseaux du ciel et aux bêtes sauvages. Toute la terre saura alors qu'Israël a un Dieu,
47 et toute cette assemblée saura que ce n'est ni par l'épée ni par la lance que l'Eternel sauve. En effet, la victoire appartient à l'Eternel et il vous livre entre nos mains.»
48 Dès que le Philistin se mit à marcher vers lui, David courut sur le champ de bataille à sa rencontre. 49 Il porta la main à sa gibecière, y prit une pierre et la lança avec sa fronde. Il frappa le Philistin au front et la pierre s'y enfonça. Le Philistin tomba le visage contre terre. 50 Ainsi, avec une fronde et une pierre, David fut plus fort que le Philistin; il le frappa et le mit à mort sans avoir d'épée à la main. 51 Il courut, s'arrêta près du Philistin et prit son épée en la tirant du fourreau. Il l'acheva et lui coupa la tête. Voyant que leur héros était mort, les Philistins prirent la fuite. 52 Les hommes d'Israël et de Juda se levèrent, poussèrent des cris et les poursuivirent jusque dans la vallée et jusqu'aux portes d'Ekron. Les Philistins blessés à mort tombèrent sur le chemin de Shaaraïm jusqu'à Gath et Ekron.
53 Les Israélites mirent fin à leur poursuite et revinrent piller le camp.
54 David prit la tête du Philistin et l'amena à Jérusalem, et il déposa dans sa tente les armes du Philistin. 55 Lorsque Saül avait vu David marcher à la rencontre du Philistin, il avait dit à Abner, le chef de l'armée: «De qui ce jeune homme est-il le fils, Abner?» Abner avait répondu: «Aussi vrai que ton âme est vivante, roi, je l'ignore.» 56 «Informe-toi donc pour savoir de qui ce jeune homme est le fils», avait dit le roi. 57 Quand David fut de retour après avoir tué le Philistin, Abner le prit et le conduisit devant Saül. David tenait à la main la tête du Philistin. 58 Saül lui dit: «De qui es-tu le fils, jeune homme?» Et David répondit: «Je suis le fils de ton serviteur Isaï, le Bethléhémite. »

 

 

Voyons ce qui s’est donc passé ensuite !

 

 

L’histoire continue alors que David rencontre Jonathan, le fils du roi Saül; l’âme de Jonathan se lia immédiatement avec la propre âme de David, alors que Jonathan « l’aimait ainsi que son âme propre ». Ils firent ainsi une alliance, de par le fait qu’en fait, ils s’aimaient vraiment - et, de la sorte, Jonathan donna ses effets personnels à David, ceci incluant son épée personnelle. Le père de Jonathan se prit alors de devenir jaloux d’eux deux, tandis que le peuple d’Israël avait accepté David comme le héros qu’il était.

 

David accepta donc de rester caché jusqu’à ce que Jonathan puisse trouver un moyen pour les deux de rester ensemble dans un endroit sécurisé. Mais le père de Jonathan devint terriblement mauvais contre lui alors qu’il soutenait très ouvertement la cause de son âme-sœur David face à lui: « Fils d’une femme perverse », lui dit-il, « ne te détermines-tu pas pour le fils de Jessé (un ancêtre commun avec le Christ, notons), pour ta honte et pour la honte de la nudité de ta mère? »; se voyant parler de la sorte et d’une si mauvaise façon, Jonathan en perdit l’appétit pour de nombreux jours. 

 

Il demanda alors à David de fuir loin de ce danger afin qu’il sauve sa propre vie, et, après que David soit tombé trois fois à terre selon une attitude de prostration, ils s’embrassèrent et pleurèrent l’un sur l’autre jusqu’à ce qu’il soit temps pour David de partir, au loin. À ce moment, Jonathan lui affirma: « Pars en paix, de ce que nous nous sommes fait serment l’un à l’autre au nom du Seigneur ! », car ils avaient en effet juré ensembles que le Seigneur serait entre leurs deux races; pour toujours, et à jamais. 

 

David s’en alla, ainsi, tandis que Jonathan était en quelque sorte forcé de revenir à la cité de son père; et l’affreux roi Saül continuait alors encore et toujours à tenter de trouver David, pour le tuer - jusqu’à ce qu’il finisse par laisser l’affaire, alors que David et Jonathan renouvelaient leur éternelle alliance d’amour. Cette manière de faire était en effet la bonne pour que Saül se réconcilie avec David, et Jonathan, son successeur. Jonathan finira finalement assassiné un peu plus tard par les Philistins sur le mont Guilboa, et David pleurant sur lui, criera: « Je suis en détresse à cause de toi, mon frère Jonathan; car tu étais mon bien-aimé – ton amour m’était plus cher que l’amour des femmes ».

 

La question que nous pouvons donc nous poser en tant que conclusion viable à notre réflexion est telle qu’il en vient ainsi le plus naturellement à la conscience de tout un chacun: est-ce là vraiment la bonne manière de traiter des héros, et cela de plus, encore, s’il s’agit de doux et tendres bergers? La réponse est, évidemment: non - pour des héros, comme pour quelque sorte d’homme et de femme qu'il soit; cela n’est absolument pas la manière de faire avec de l’amour fraternel, lesbien comme hétérosexuel. C’est de la félonie, et de la misanthropie.

 

 

 

Nous pouvons maintenant parvenir à une conclusion plus large, et personnelle, concernant ce qu’une pédérastie chrétienne devrait être, sachant que ses pouvoirs pourraient autrement nous faire tomber dans une autre sorte de fascismeB – voir: Les Damnés, Luchino Visconti, 1969. Car la pédérastie n’a en effet pas du tout à être telle que les Grecs jouaient dessus, pour tout dire, avec brutalité, cynisme et sans signifiance en-dehors de quelques considérations socratiques snobes à propos d’une prétentieuse séparation entre philos et eros – celle-ci n’étant réelle, si l’on s’en réfère aux principes fondamentaux de notre doctrine chrétienne de l’Incarnation. En regard de cela, voir: Corydon, André Gide, Gallimard, 1924.

 

Ainsi devons-nous ne pas oublier, et ce y-compris dans nos plus profondes et épanouissantes joies et réalisations personnelles, de garder la Crainte de Dieu éveillée; cela pour dire que la pédérastie doit être strictement considérée comme une pratique en laquelle, par le fait de nous entre-mesurer au travers de l’homosexualité, notre vie soit dédiée à l’apprentissage de l’usage des sens dans le but de délivrer toute l’humanité (hommes, femmes et autres) des perversions de l’impiété – sans opprimer notre plus profonde & divine nature. Cette libération de l’esclavage des sens est en effet le thème principal de nos œuvres d’art les plus chéries, des esclaves de Michel-Ange sur les plafonds de la chapelle Sixtine, à l’École d’Athènes de Raphaël, en passant par la mythologie ganymédienne en elle-même. L’inerrance des Saintes Écritures pourrait ainsi finalement nous rendre complètement, définitivement, et éternellement gais.

 

 

 

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David emportant la tête de Goliath par Andrea Vaccaro, 1635.

 

 

 

 

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Définitions :

 

1a – homosexualité (sens strict): attirance sexuelle et affective pour une personne de même sexe et genre.

 

1b – pédérastie: relation pédagogique entre un jeune homme et un homme mature via le prisme de l’homosexualité. Ce type de relation est essentiellement caractérisé dans la culture gréco-romaine, malgré ses dégénérescences pédophiles à Rome durant l’Antiquité tardive.

 

2 – théopneustie: processus d’inspiration divine caractérisant tant l’écriture des écrits bibliques canoniques (en principe et selon les conciles œcuméniques), que la peinture des icônes religieuses (orthodoxie), ou que certains écrits apocryphes (?). La théopneustie implique que l’auteur, par exemple St Jean lors de l’écriture de l’Apocalypse, n’est pas forcément conscient du sens de l’écrit, de sa portée, du sens des images narrées, ou encore, plus simplement, de ce sur quoi Dieu souhaite insister; cela implique que l’intuition fait partie, avec importance, du processus de rédaction des Saintes Écritures.

 

3a – « pédérastie babylonienne » (expr.): mode de pédérastie prenant pied dans le cadre de la porneia. Ce mode implique une relation de type dominante, déshumanisante et « transsexualisante » (les questions relatives à la transsexualité médicale restent cependant ici réservées), qui est symbolisée dans la notion de prostitution sacrée (Ziggurat de Babylone) ainsi que de par la présence d'eunuques à la cour (Daniel 1, 1-7) ; voir aussi: inversion.

 

3b – « pédérastie grecque »: voir 1b.

 

4a – éphébophilie: affection commune chez les cardinaux romains, et qui consiste en une attirance spontanée pour les adolescent.e.s pubères. Celle-ci peut s’ensuivre d’une éventuelle hébéphilie, à savoir, une attirance pour les préadolescent.e.s en cours de puberté.

 

4b - éphébie: période de maturation des jeunes hommes coïncidant avec l'accession au statut de citoyen dans la Grèce antique, l'éphébie se caractérise par la fortification du corps via la culture des gymnases, et de l'esprit via la culture philosophique. Elle est en outre caractérisée par des aspects dits "à Mystères", en particulier dans le cadre pédérastique.

 

5 – arsenokoitai: terme à la mode chez les évangéliques américains et désignant les rapports sexuels non-procréatifs; nous en apportons la définition ici en plus du texte afin de mentionner une éventuelle réinterprétation du terme dans le sens de rapports sexuels non-productifs au sens physique comme spirituel – voir: 3a et, à l’inverse, 3b. Voir, aussi, cha. 3 §3 (après citations).

 

 

Bibliographie sélective :

 

  • L’homosexualité dans le Proche-Orient ancien et la Bible, Thomas Römer & Loyse Bonjour, Genève, Labor & Fides, 2016. (A)
  • (En continuité et opposition avec) Wandervogel: Histoire d’un mouvement de jeunesse, Hans Blüher, Paris, Les Dioscures, 1994. (B)

 

 

 

J'aimerais dédier cet article à la déesse Diane, à Sainte-Barbe, et à ma mère.

Commentaires

  • Sujet TRES délicat ! PAS UN JUGEMENT !
    Chacun est libre de vivre comme il le veut dans ce monde.

    Conclusion en lisant la Bible entière (et avec de l'aide, la prière, lire Bible, et surtout conduit PAR LE St Esprit ): le Chrétien veut vivre le Royaume de Dieu (ou Royaume des Cieux) DIEU NOUS DIT: le rechercher premièrement dans dit Jésus l'Evangile. C'est une attitude humble face à Dieu et Son pardon à la croix (qui nous donne Sa paix) Comme disait Calvin : "le péché n'est pas les oiseaux qui volent autour de soi (la tentation) mais qu'ils fassent leur nid dans nos cheveux."

    Une vie par la Foi et la Grâce de Dieu et à Son service c'est un but de vie. COURAGE

  • PS : ON PEUT AIMER QUELQUE TRèS FORT (SANS POUR ANTANT COUCHER AVEC ! ) SVP Il y a différentes sortes d'amour (paternel maternel, pansement, admiration, ...) C'est je pense la cas de David et Jonathan dans la Bible

    (UDF-Genève)

  • Chère Madame, Monsieur,

    La question fait débat mais, au vu du symbolisme conféré à l'usage des armes - et que l'on retrouve ultérieurement en tant que symbole érotique, par exemple dans le roman de Tristan et Iseult (où l'arme est couchée entre les deux tourtereaux lors de leur sommeil pour signifier leur séparation virginale lors d'un épisode), il semble peu probable que David ait offert son arme à la protection de Jonathan de manière désengagée.

    Il est aussi encore plus étonnant de constater dans le fil de la narration que David s'en soit allé avec le fils du roi Saül, alors que celui-ci lui proposait ouvertement la main de sa fille comme rétribution pour son combat héroïque...

    Par ailleurs, veuillez noter que de par l'expression d'une "alliance" qu'ils conclurent entre leurs deux "races", la Bible insiste spécifiquement sur la combinaison généalogique de ce qui ne peut alors être que leur union - au sens familial du terme (par "race" comprendre, aussi, "lignage").

    Cordialement

  • Vos propos alambiqués à enculer les mouches, c'est pour dire ou justifier quoi ?

    Q'il n'y avait pas de gonzesses chez les disciples de Jésus et que c'étaient tous des enculés et des enculeurs ????

  • Cher Monsieur,

    Je ne pense pour ma part personnnellement pas que Marie-Madeleine ait servi d'esclave sexuelle aux disciples du Christ; néanmoins, il ne faut pas en conclure qu'ils aient (tous) été des homosexuel(s).

    Le fait est que le disciple Jean est connu pour sa féminité, "proverbiale" diront certains, et cela peut être une indication! En revanche, je ne crois ni à l'homosexualité ni à la bisexualité de Jésus-Christ. Il est cependant très probable que celui-ci ait eu une compréhension naturelle du phénomène, et ce au même titre du fait que d'autres - à savoir, le commun des mortels - aient à pratiquer l'homosexualité pour la comprendre pleinement; mais je suis aussi certain que Dieu le Fils n'a pas eu besoin de cela, sachant son omniscience, et sa pureté.

    Cordialement

  • Le christianisme est depuis sa genèse prédestinée aux pratiques perverses.

    Ce sont les deux faces de la même pièce.

  • Cher Monsieur,

    Sans entrer en matière sur la question de ce que le fait de proposer une éthique et un Salut implique le Péché Originel en soubassement - nous pourrions tout de même mentionner cette étrangeté que la culture et la civilisation révèlent mieux l'humain à lui-même que s'il fût laissé en friche à l'état "naturel", nous pouvons en effet nous poser ici la question de l'homosexualité en tant que "vice vertueux", "perversion théologale", etc.

    Une théologie queer authentique impliquerait en effet des notions que l'on ne saurait poser autrement que sous la forme d'oxymores sonnant parfois "bizarrement", c'est d'ailleurs l'étymologie du terme queer, qui doit je pense être compris comme accusant une forme blessée de Grâce. Sans la notion de psychomachie, voire des traits ésotériques propres aux doctrines des Anges et des Démons, il sera difficile de cerner une telle phénoménologie.

    En tous les cas, et plutôt que de parler de "perversion" conséquentielle au christianisme, je puis mieux vous conseiller le terme de... Mystère!

    Cordialement

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